Le Notre Père остаётся la prière la plus partagée au monde, enseignée par Jésus et rapportée dans deux évangiles. En 2017, les évêqu de France ont officiellement changé la formulation d’une demande pour refléter plus fidèlement le texte biblique latin.

Origine biblique: Matthieu 6:9-13 · Enseignée par: Jésus Christ · Versions principales: Ancienne et nouvelle · Longueur: 56 mots en français

Aperçu rapide

1Faits confirmés
2Ce qui reste incertain
  • Reconstruction exacte du texte araméen prononcé par Jésus (Je Cherche Dieu)
  • Datation précise de l’ajout de la doxologie finale dans les manuscrits (Je Cherche Dieu)
3Signal chronologique
  • Matthieu compte 7 versets, Luc seulement 5 (Wikipédia)
  • Didachè (vers 100 ap. J.-C.) contient une version primitive (Je Cherche Dieu)
4Et après

Le tableau ci-dessous présente les attributs essentiels de cette prière millénaire.

Attribut Valeur
Nom latin Pater Noster
Auteur Jésus Christ
Références bibliques Mt 6:9-13 ; Lc 11:2-4
Statut Prière universelle chrétienne
Version originale Grec ancien : Πάτερ ἡμῶν ὁ ἐν τοῖς οὐρανοῖς
Traductions françaises majeures Bible Crampon (1864), Version Synodale (1910), Nouveau missed (2017)

Quelle est la prière entière du Notre Père ?

Le Notre Père est une prière chrétienne enseignée par Jésus, rapportée dans Matthieu 6:9-13 (7 versets) et Luc 11:2-4 (5 versets). Les deux versions présentent des différences mineures : Luc omet notamment « qui es aux cieux » présent chez Matthieu.

Texte intégral catholique

La version officielle actuelle de l’Église catholique en France s’énonce ainsi :

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du mal.

Cette traduction a été adoptée liturgiquement le 3 décembre 2017 en France, suite à une nouvelle traduction biblique confiée par la Conférence des Évêqu de France.

Explication ligne par ligne

Chaque phrase de cette prière plonge ses racines dans l’Ancien Testament. Selon Keith (Théocatho, Université de Strasbourg), « chaque mot, chaque image de la prière est tiré de l’Ancien Testament ».

Le terme grec ἐπιούσιον, traduit par « de ce jour » ou « quotidien », fait l’objet de nombreux débats among biblistes. Les interprétations incluent « notre pain supersubstantiel » (Vulgate) ou « donne-nous aujourd’hui ce qui nous faut pour vivre ».

Le sens de « Père »

« Nommer Dieu, ‘Père’ n’est pas neutre. Avec la prière que Jésus nous a enseignée, il nous montre la bonne bonne nouvelle : dans le Christ, nous avons été adoptés par Dieu », explique Frère Philippe Lefebvre (ThéoDom).

La doxologie finale (« Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles ») n’apparaît pas dans les manuscrits grecs les plus anciens du Notre Père, selon Je Cherche Dieu (analyse textuelle). Elle a été ajoutée liturgiquement plus tard. Cette absence signifie que la doxologie, bien qu’utilise dans la plupart des célébrations modernes, ne fait pas partie du texte biblique originel.

Quelle est la nouvelle version du Notre Père ?

La nouvelle version du Notre Père diffère de l’ancienne par un changement significatif : là où l’on disait « ne nous soumets pas à la tentation », on prie désormais « ne nous laisse pas entrer en tentation ».

Changements linguistiques 2017

Ce changement apparemment mineur reflète une évolution théologique importante. L’ancienne formulation pouvait laisser entendre que Dieu lui-même soumet les fidèles à la tentation — une lecture que les exégètes jugeaient problématiques. La nouvelle traduction, basée sur le texte latin « et ne nos inducas in tentationem » réinterprété, exprime mieux l’idée d’une protection divine contre les tentations plutôt qu’une mise à l’épreuve par Dieu.

La Conférence des Évêqu de France explique que ce changement découle directement de la nouvelle traduction biblique officielle. L’objectif principal était d’éviter toute ambiguïté sur le rôle de Dieu dans l’épreuve des fidèles.

Texte mis à jour

Voici la version actuellement utilisée dans les liturgies catholique française :

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du mal.

Cette prière s’accompagne désormais de la doxologie dans la plupart des contextes liturgiques francophones, bien que certains diocèses permettent encore la récitation sans cette finale. La transition n’a pas été simple : les fidèles français et québécois ont dû réadapter leur mémoire musculaire à cette nouvelle formulation.

Quelle est la Prière Notre Père dans la Bible ?

Le Notre Père apparaît dans deux évangiles canoniques : Matthieu 6:9-13 et Luc 11:2-4. Matthieu présente une version plus longue (7 versets) tandis que Luc offre une version plus concise (5 versets).

Évangile de Matthieu 6:9-13

Dans le Sermon sur la montagne, Jésus enseigne cette prière en réponse à la demande d’un disciple : « Seigneur, apprends-nous à prier » (Luc 11:1). Le texte grec de Matthieu commence par « Πάτερ ἡμῶν ὁ ἐν τοῖς οὐρανοῖς » — « Notre Père qui es aux cieux ».

La Didachè, texte chrétien primitif daté d’environ 100 ap. J.-C., contient une version primitive du Notre Père utilisée dans les communautés néo-testamentaires, selon Je Cherche Dieu. Le Diatessaron de Tatien, compilé vers 170, inclut également le texte complet. Cette tradition textuelle diversifiée témoigne de l’importance précoce de la prière dans le christianisme naissant.

Parallèle en Luc 11

La version de Luc ne contient pas la doxologie et omet « qui es aux cieux », commençant simplement par « Père ». Les chercheurs bibliques reflètent des traditions orales indépendantes transmises par les premières communautés chrétiennes. La différence structurelle entre les deux versions illustre la diversité des pratiques liturgiques primitives.

Une version probable en araméen ou hébreu a été prononcée par Jésus, reconstruite à partir de sources anciennes (tier3, Je Cherche Dieu). Le texte original grec serait une traduction fidélité de cet originaux sémitique. Les reconstructions araméennes restent cependant hypothétiques et non confirmées par des manuscrits directs.

Quelle est la version ancienne de la Prière Notre Père ?

Avant le 3 décembre 2017, la version française utilisée dans les liturgies catholique française disait : « Et ne nous soumets pas à la tentation. » Cette formulation remonte à la Vulgate latin et avait cours depuis le Concile Vatican II (1962-1965) qui a remplacé le latin par les langues vernaculaires.

Différences avec la nouvelle

Les deux versions diffèrent principalement sur la fin de la sixième demande :

Élément Ancienne version Nouvelle version
Sixième demande Ne nous soumets pas à la tentation Ne nous laisse pas entrer en tentation
Septième demande Mais délivre-nous du mal Mais délivre-nous du mal
Doxologie Optionnelle Inclus dans la plupart des contextes

La décision de modifier la prière du Seigneur n’allait pas de soi : d’abord parce qu’elle est la plus mémorisée par les fidèles, comme l’indique l’Église Catholique France. Cette réticence logique a nécessité un accompagnement pastoral soutenu lors de la transition.

Usage traditionnel

La version ancienne reste utilisée dans certains contextes traditionalistes et dans des euchiques. La version Synodale protestante de 1910 disait « Ne nous abandonne pas à la tentation », reflétant déjà une troisième interprétation du texte latin, selon Je Cherche Dieu. Cette diversité des interprétations protestantes montre que la question théologique n’était pas nouvelle.

Variations entre traductions

La Bible Crampon (1864) utilisait le vouvoiement « qui êtes dans les cieux ». La Bible en français courant (1982) disait « ne nous expose pas à la tentation ». La Bible du Semeur (2000) proposait « Garde-nous de céder à la tentation ». Chaque époque a ainsi façonné sa propre formulation.

Le consensus œcuménique catholique-protestant sur la version pré-2017 témoigne de l’importance de cette prière comme point d’unité entre les dénominations chrétiennes. Cette convergence historique reste un repère ecclésiologique majeur.

Prière Notre Père et Je vous salue Marie

Le Notre Père est souvent associé à Je vous salue Marie dans la dévotion catholique, notamment dans le cadre du chapelet. Cette association remonte aux premiers siècles du christianisme et reflète une piété mariale profondément ancrée.

Prières complémentaires

Le chapelet combine le Notre Père (Pater noster) et les Je vous salue Marie (Ave Maria) selon un rythme précis. Le site officiel de l’Église catholique en France propose d’ailleurs une section dédiée aux prières principales incluant le Notre Père.

Dans le Rosaire, le Notre Père introduit chaque mystère (dizaine de Ave Maria), tandis que le Je vous salue Marie constitue le corps même de la prière. Cette structure alternée crée un dialogue entre louange mariale et prière christologique.

Usage dans le Rosaire

Le Rosaire comprend généralement 5 mystère (joyeux, lumineux, douloureux, glorieux) avec le rythme suivant :

  • Credo (après le signe de la croix)
  • Notre Père × 1 (introduction au mystère)
  • Je vous salue Marie × 10 (sur chaque perle)
  • Gloire au Père (conclusion de la dizaine)

Cette pratique unit le Notre Père au Je vous salue Marie de manière organique, créant un lien spirituellement fort entre les deux prières selon la tradition catholique. La complémentarité structurelle des deux prières enrichit l’expérience spirituelle des fidèles.

Différence théologique

Le Notre Père, enseigné directement par Jésus, s’adresse à Dieu le Père dans une perspective universelle. Le Je vous salue Marie, formulé par l’Église, sollicite l’intercession de Marie — l’un reste centré sur la Trinité, l’autre sur la dévotion mariale.

Versions protestantes du Notre Père

Les Églises protestantes francophones utilisent également le Notre Père, mais avec des variations propres à leur tradition. La version de l’Église évangélique réformée de Suisse (EERV) inclut la doxologie complète absente des manuscrits grecs les plus anciens.

L’Église Protestante Unie de France (EPUdF) intègre le texte biblique avec la doxologie finale, témoignant d’une pratique liturgique différente de celle des catholique.

La Version Synodale de 1910, protestante, disait « Ne nous abandonne pas à la tentation » — formulation qui se rapproche davantage de l’interprétation luthérienne du texte originel que de la traduction catholique. Cette divergence historique entre confessions montre que le débat sur la traduction n’est pas récent.

Variations régionales en francophonie

La francophonie présente des variations dans la récitation du Notre Père. En France, le changement de 2017 a été adopté officiellement. Au Québec, l’Église catholique de Québec a adopté la nouvelle version lors de l’Avent 2018.

Le tableau ci-dessous récapitule les adoptions selon les régions francophones.

Région Version utilisée Date d’adoption
France Ne nous laisse pas entrer en tentation 3 décembre 2017
Québec Ne nous laisse pas entrer en tentation Avent 2018
Suisse (EERV) Avec doxologie complète Non spécifiée
Belgique francophone Variable selon diocèses Variable

Les variants régionales refletent non seulement des choix liturgiques institutionnels mais aussi des sensibilités théologiques différentes au sein de la francophonie. La Belgique et l’Afrique francophone maintiennent encore des pratiques distinctes.

« La décision de modifier la prière du Seigneur n’allait pas de soi : d’abord parce qu’elle est la plus mémorisée par les fidèles. »

— Église Catholique France, site officiel

« Nommer Dieu, ‘Père’ n’est pas neutre. Avec la prière que Jésus nous a enseignée, il nous montre la bonne nouvelle : dans le Christ, nous avons été adoptés par Dieu. »

— Frère Philippe Lefebvre, ThéoDom

En résumé: Le Notre Père reste la prière la plus partagée du christianisme, désormais formulé « ne nous laisse pas entrer en tentation » après le changement de 2017. Pour les fidèles français et québécois, ce changement exige une réadaptation de mémoire mais ne modifie pas la substance théologique de la prière. Pour les catholique traditionalistes, la version ancienne conserve son usage dans certains contextes liturgiques.

Ce qui est établi

  • Texte biblique dans Matthieu 6:9-13 et Luc 11:2-4
  • Adoption officielle de la nouvelle version le 3 décembre 2017
  • Consensus œcuménique sur la prière
  • Doxologie absente des manuscrits grecs anciens

Ce qui reste débattu

  • Reconstruction exacte du texte araméen originel
  • Datation précise de l’ajout de la doxologie
  • Variations en Belgique et Afrique francophone

Lecture connexe: Le Notre Père à l’origine et dans l’antiquité · Le Notre Père en français XIXe-XXe

Questions fréquentes

Quelle est la Prière Notre Père à imprimer ?

Les sites diocésains comme le Diocèse de Paris proposent des feuillets imprimables avec la nouvelle version officielle. Les paroisses distributes également des cartes avec le texte intégral.

Pourquoi changer la version du Notre Père ?

Le changement de 2017 découle de la nouvelle traduction biblique en français, confiée par la Conférence des Évêqu de France. La nouvelle formulation « ne nous laisse pas entrer en tentation » meilleure le sens théologique : elle exprime une demande de protection, non une mise à l’épreuve.

Où réciter la Prière Notre Père quotidiennement ?

Le Notre Père rythme la journée de nombreux chrétiens : à la messe, dans la prière du matin (Laudes), lors du chapelet, ou individuellement. Les applications de prière comme Prayer , Prayer.com ou extensions de navigateur facilitent cette pratique quotidienne.

Quelle est la différence entre Notre Père et Ave Maria ?

Le Notre Père a été enseigné directement par Jésus (Matthieu 6:9-13) et s’adresse à Dieu le Père. Le Je vous salue Marie (Ave Maria) combine l’ange Gabriel et Élisabeth avec la demande d’intercession mariale. Le Notre Père est prière universelle chrétienne, tandis que l’Ave Maria est spécifique à la dévotion catholique.

La Prière Notre Père est-elle la même partout ?

Non. Les differences incluent : (1) la version française catholique (nouvelle depuis 2017), (2) les traductions protestantes avec doxologie, (3) les variantes régionales (Québec, Belgique, Afrique francophone). La structure reste similaire mais les formulations varient.

Comment prier le Notre Père correctement ?

L’Évangile de Matthieu présente le Notre Père comme modèle de prière concise et significative : trois louanges, trois demandes pour le salut, deux demandes pour les besoins quotidiens. Prier lentement, en compréhendant chaque phrase, plutôt que de simplement réciter de mémoire, constitue une approche recommandée par la tradition spirituelle.

Existe-t-il une Prière Notre Père en PDF ?

Oui, de nombreux sites propose des PDF imprimables. Le site de l’Église catholique en France offre des ressources officielles. Les diocèses locaux et les paroisses distributes également des feuillets PDF avec texte intégral.